Les rencontres de la Forêt des 18,19,20 décembre : un petit retour

Publié le Mis à jour le

Ha, ça a l’air déjà loin ce weekend, et pour cause, ça fait bientôt deux moi. On a quand même envie d’en faire un petit retour.

Nous avons eu le plaisir d’accueillir dès vendredi soir des visiteureuses pour visionner quelques extraits présentant le super projet de la centrale de Gardanne, cette usine de production d’électricité à combustion massive de bois, nécessitant 700 000 hectares de bois par an, en provenances de contrées lointaines d’Europe de l’est ainsi que des parcs naturels du Luberon, des Cévennes et des Alpes dans un vaste périmètre. La réalisation du projet a du retard mais est toujours amenée à voir le jour, en se tortillant pour gommer les aberrations.

Un grand big up à la cantine vegan des copaines de Grenoble qui a assuré les repas et nous a proposé un bar sans alcool, tout le weekend.

Samedi matin donc, pendant que se préparaient le feu de joie et le repas de midi, une équipe motivée s’est occupé des troncs pour reconstruire la charpente de feu l’atelier : écorçage collectif, ce qui aurait pu duré des semaines à duré une matinée : youpi !!

Les charmants moments de portage collectifs ont clôturé la matinée. Convivial moment de restauration pour se retrouver en grand cercle, pour écouter des témoignages. Constitué de de camarades investi-e-s sur d’autres luttes, de collectifs amis, d’associations copines, de choristes, de voisin-e-s, de curieu-se-s, de lutin-e-s de la forêt, de copaines et de revenant-e-s… tous ce monde réuni, nous étions au moins 10000 ! 9000 selon la police.

On a revécu cette année à travers les regards d’un voisin, d’un copain qui a passé du temps sur l’occupation, et d’habitant-e-s. Des rires, des pleurs, des critiques, et du partage autour des questions du vivre ensemble et du sexisme notamment. Puis, par petits groupes et regards croisés, nous avons abordé les questions de l’occupation, pourquoi, comment ? la vie quotidienne, la communication, le lien avec les villages alentours… bilans et perspectives.
Fin d’aprèm, après une pause, on s’est de nouveau rassemblé et partagé dans un premier temps sur notre lien à la forêt, ce que cet espace représente pour nous depuis notre enfance, ce qu’on y vit, ce qu’on y ressent ; Puis plusieurs copaines nous ont parlé des luttes dans lesquelles ielles sont investi-e-s : Bure et les 2000 mystérieux hectares racheté par l’Andra, la ligne THT dans les Alpes, les centers parcs du jura et du doubs, les mines de Hamburgh… De quoi croiser les stratégies d’accaparement des terres des firmes et les outils pour donner de la forces aux oppositions.

Enfin, le feu de joie nous a rassemblé, après la soupe, dans le crépitement et les étincelles. Les voix chantantes se sont élevées avec les flammes. Merci aux choristes venu-e-s nombreureuses nous offrir ce chaleureux moment. Une chorale improvisée a pris le relais, chorale punk et motivée. La fête a continué, rythmée de discussions autour du feu ou de bataille de paille dans la grange.

Le lendemain matin, on a pu terminé la grosse mission de préparation de la charpente de l’atelier. En parralèle, une bonne quinzaine de personnes est allée marché dans la forêt pour une ballade botanique et pour planter une centaine d’arbre. Un autre groupe plus petit est parti pour un atelier grimpe et élagage, apprendre les gestes intelligents pour prendre soin de sages arbres.

Après le repas de midi qui a un peu trainé, on est reparti pour plusieurs heures de discussion. On a abordé l’histoire de la forêt en France, le lien des habitants à cette ressource depuis le moyen âge, les différents types d’exploitation, les usagers multiples, le fonctionnement de la filière bois. Enfin, on a essayé d’en savoir un peu plus sur ces espaces qui ont beaucoup évolué au fil des politiques économiques et territoriales du pays, l’histoire de l’onf, ainsi que les différentes approches de cultures d’entretien ou d’exploitation des espaces de forêts.

Le weekend s’est clôturé par une discussion en plus petit comité sur ce que peut générer la consommation d’alcool, sur la recherche d’une alchimie entre la culture punk et celle de la communication non violente, du féminisme, et de comment on festoie sans reproduire de shémas d’exclusion et d’oppression.

On était bien content-e-s d’avoir combiné du faire ensemble, de la discussion, de creuser un peu notre conscience de la vie des forêt. Ca fait du bien de voir des nouvelles têtes et de sentir les soutiens qui perdurent. Que retirer de ces quelques jours ? Des espaces-temps sont à inventer pour accueillir plus facilement les visiteureuses ; les forêts, c’est un vaste sujet qu’ il est important de continuer à débroussailler ; qu’il y a plein de copaines investi-e-s dans beaucoup de luttes et qu’il est vital de continuer à se rencontrer.

Merci à tout-e-s celleux qui ont permis à ce weekend d’exister, par leur investissement et-ou leur présence.

 

 

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