communiqués

Ça sent le printemps en Chambaran…

Publié le

Et pour leur Center Parcs, ça sent plutôt mauvais, ou bien ?
Ça a pas trop d’odeur, ce truc-là, à part celle du bitume. M’enfin, on a quelques nouvelles fraîches comme les premiers bourgeons :
Pierre & Vacances, après le deuxième refus essuyé par la cour d’appel de Lyon en décembre, a saisi le Conseil d’État, dernière instance de la justice administrative française (après, il y a l’européenne).
C’est donc reparti pour un tour ! Les délais de jugement au Conseil d’État peuvent être assez longs, on estime ça de 6 mois à un an et demi, peut-être plus, rarement moins…

Et il peut se passer quoi ?
– si Pierre & Vacances perd devant le Conseil d’État, c’est fini, il peut oublier Roybon ! La lutte contre ses autres projets continuera renforcée (dans le Jura, en Saône-et-Loire, dans le Lot-et-Garonne, hésitez pas à vous renseigner !).
– si Pierre & Vacances gagne, alors la bataille continue. Au niveau juridique, les opposant-es iront en cour européenne pour le dossier « loi sur l’eau ».
Plus, pour pouvoir reprendre leurs travaux, il faudra aussi qu’ils se mettent en règle à propos de l’assainissement (car le tribunal de Lyon a également retenu ça contre eux, en décembre) et que le recours de PCSCP sur la vente à vil prix ne soit, lui, pas retenu.
On vous tient au courant de toute éventualité de reprise…
Comme on vous tient au courant des événements à venir sur zone ! N’hésitez pas à nous contacter, d’ailleurs, si vous avez envie d’y organiser des trucs, ça va être plus simple, avec les beaux jours qui reviennent…

A bientôt dans les bois, donc!

Course d’orientation le dimanche 16 octobre 2016 sur la ZAD

Publié le Mis à jour le

Rendez-vous à 10 h à la Marquise.

  • le matin  : cartographie
  • à midi  : repas partagé
  • l’après-midi : course d’orientation

Apportez vos boussoles et portez des vêtements  et des chaussures adaptés.

Communiqué du 23 mai 2016

Publié le Mis à jour le

Camarades, lectrices, lecteurs,

Bon printemps!

Quelques histoires à vous faire part pour donner envie de venir faire un tour, ou simplement informer.

LIEU DE VIE

Là haut, sur le plateau des Avenières, souvent au dessus de nuages, il se passe des trucs.

Des petites mains arrosent, paillent, repiquent, buttent et désherbent dans les jardins potagers d’ACATA, Camp-à-gnôle, Marquiz et Palette Palace.

A Sud, une nouvelle charpente a poussé et le chantier est toujours en cours, la participation de touTEs est bienvenue! Les tours y sont aussi en cours d’isolation, toujours en terre-paille. Le bois et la terre pour bâtir, une belle terre ocre, ça fait joli, venez voir!

20160515_152628

Au mois d’avril, grâce au concours de plusieurs apiculteurs du coin (que nous remercions pour leurs dons d’essaim et de matériel), nous avons petit à petit composé un rucher. Les abeilles se ruent en ce moment sur les fleurs de houx et d’acacias (enfin…robinier faux-acacias), bientôt le temps des châtaigniers en fleur! Presque chaque week-end, un ami apiculteur vient visiter les ruches et un petit groupe se forme autour de lui pour échanger sur la pratique apicole (viendez donc!). Des occupantEs apprennent et s’impliquent, bientôt à déguster: le miel de la zad!

A la Marquise, il y a maintenant une bibliothèque au grenier. C’est un bel espace que quelques unEs ont mis beaucoup de soin et de temps à aménager (ponçage du parquet, cirage, fabrication d’étagère en bois rond et tordu, classement…). Vous pouvez d’ores et déjà venir emprunter des livres! A venir: un chantier couverture des bouquins.

Depuis plusieurs mois, un grand nettoyage a été lancé sur la zone. Cela a commencé à sud, par le démontage de la cabane barricade et l’évacuation de nombreux matériaux polluants (notamment de la laine de verre dont on nous avait fait don mais qui était peu pertinente à utiliser pour l’isolation de cabane en zone humide). A Nord aussi, un tri a commencé à être fait, des voyages à la décharge ont commencé pour se débarrasser de matériaux endommagés par le temps et l’humidité. Adieu laine de verre, bonjour chantier isolation terre-paille!

SABOTAGES

La zone continue d’être ponctuellement sujet à des sabotages divers, gratuits mais loin de saper notre détermination.

Alors qu’à la barricade Nord, Saboté s’était nouvellement doté d’une extension cuisine en bois, terre/paille et fenêtres, il a suffit d’un jour d’absence des occupantEs pour que celle-ci subisse des coups de tronçonneuse dans sa charpente et que la cuisinière à bois soit massacrée.

Le jeudi 31 mars, les occupantEs de la barricade sud ont entendu des bruits de motos sur zone et moins d’une heure après, iElles ont constaté un incendie d’ampleur et ont prévenu les pompiers. Le feu s’était étendu sur 16 Ha mais, par chance et vue l’humidité, seul les broussailles, les feuilles mortes et les jeunes pousses ont brûlé, les arbres ont seulement eu les pieds noircis. Les pompiers, les gendarmes et l’ONF sont intervenus. Trois départs de feu ont été observés, notamment une palette brûlée uniquement en son centre, sans doute allumée à l’aide d’essence. Nous y voyons un nouvel acte extérieur très dangereux visant à alimenter les rumeurs et accuser les occupantEs de faire n’importe quoi dans la forêt.

Plus tard, des carreaux ont aussi été brisés volontairement sur une cabane de la barricade sud. Les occupantEs y sont cependant de plus en plus nombreusEs et n’ont de cesse de construire de nouvelles structures et améliorer les anciennes.

Il est clair qu’une poignée de personnes continue de vouloir porter atteinte à l’intégrité des occupantEs et des biens qui les entourent en portant des actes délictueux et criminels.

CÔTÉ JURIDIQUE

Le rendu de l’appel de Pierre&Vacances concernant l’annulation de l’arrêté préfectoral pour cause de non respect de la loi sur l’eau se fait attendre. La décision de la cour est déterminante pour une reprise éventuelle des travaux, ce qui entrainerait, vous vous en doutez, une intensification de la lutte sur le terrain. Restons vigilentEs et soyons prêtEs, Pierre&Vacances ne s’installera pas!

D’autres recours sont en cours, et plusieurs à l’échelle européenne. Pour plus de détails, n’hésitez pas à consulter le site de PCSCP.

La lucha sigue!

CONCERTS

Le dimanche 18 mars, on a eu l’honneur et la joie d’accueillir les René Binamé (siouplait!) Des supers zicos, de la bonne bière artisanale, un petit concert de rap en première partie et des retrouvailles festives. On a bien chanté, bien dansé, vive l’anarchie!

Le dimanche suivant, rebelote avec des concerts de On lâche les chiens, Kratère et Kyste. Un peu moins de monde ce jour-là mais encore un chouette concert. Surprenamment, la gendarmerie a bien plus tourné que la fois précédente.

scène

Le jeudi 5 mai, nous avons reçu 2 groupes de Oï! : Action Sédition, groupe québecois qui arrivait d’une date à Turin (petit retour du concert ici), et les Trois-Huit, groupe grenoblois bien connu des militants punk de la région. Le concert a réuni une centaine de personnes dont quelques têtes du début de l’occupation et de divers chantiers qu’il faisait bon revoir. Concerts au top sur notre super scène en bois. On avait même un « spécialiste » du son à la console! Les groupes étaient ravis de ce concert en extérieur avec un public si chaleureux. Ça sentait fort le début des festivals de la belle saison!

Le 18 juin prochain, on accueille 2 groupes (pour l’instant) pour un concert de hip-hop acoustique par les potes de la Marginal Prod et une partie plus roots avec un copain du Royans. Prémices d’une fête de la musique en poésie, bons textes et bonnes vibes!

CHANTIER CHARPENTE ROYBO-BUROIS

Les mois de janvier, février et mars, côté Marquise, ont été beaucoup structurés par des chantiers charpente, non pour enfin rebâtir le feu atelier, mais pour préparer un chantier à l’ancienne gare de Luméville, près de Bure dans la Meuse.

Une équipe de RoybonnaisEs a répondu à « l’appel d’offre » des copainEs en lutte contre la poubelle radioactive de Bure (et le complexe industriel nucléaire, monstre d’un stupide et dangereux sens du progrès…) afin de créer un espace commun supplémentaire pour accueillir des événements (comme les rencontres sur les luttes paysannes des 16 et 17 avril derniers).

20160321_164901

Après une bonne vingtaine de jours de chantier effectif à sortir du bois (généreusement offert par des sympathisants de la lutte anti-nucléaire), travailler dans la scierie d’un ami (pour fabriquer chevrons et liteaux), planer (écorcer), minutieusement tracer sur épure (pour avoir des points de rencontre et d’encastrement correct), tailler les tenons mortaise et autres coupes charpentières… un préau d’environ 60m2 s’est enfin érigé, dont le précieux squelette est une charpente traditionnelle en bois rond.

Des charpentierEs, expérimentéEs, d’autres peu, ou pas du tout, ont vécu une aventure audacieuse: s’improviser en travailleureuses du bois en passant le moins possible par des techniques modernes. Plusieurs dizaines de personnes ont participé à diverses étapes de ce chantier coopératif où on a pu faire tourner les savoirs, savoir-faire, prendre soin de nos liens et en tisser de nouveaux avec les camarades de là-haut et mettre à l’épreuve les rapports de domination qui peuvent s’instaurer tacitement entre celleux qui savent et celles qui ne savent pas, ou entre meufs et mecs sur un chantier.

Un moment intense de rencontre pour s’organiser, déconstruire, construire du commun et partager nos richesses, nos forces et nos entraves à la liberté.

Merci à touTEs celleux qui ont participé à cette aventure!

20160526_122501

LUTTES ET FORÊTS

En écho à notre week-end de rencontre autour de la forêt de décembre, les copaInEs de Bure ont organisé, les 19 et 20 mars derniers, un week-end de discussions, de rencontres et de ballades instructives autour des luttes liées à la forêt. De là, un groupe de roybo-burois s’est formé pour réfléchir plus en profondeur sur les questions de forêt comme bien commun, de gestion forestière, de bois-énergie, de tourisme vert, et bien d’autres sujets polémiques en lien avec la forêt, dans le but de rassembler des écrits sur cette thématique de lutte.

COORDINATION CENTER PARCS NI ICI NI AILLEURS

Le 2 avril, à St Ythaire, s’est déroulée la première réunion de coordination d’opposantEs à Center Parcs d’ici et d’ailleurs. Nous avions déjà participé aux événements des uns et des autres mais nous rassemblions tous ce jour-là pour créer une coordination. Nous avons été accueillis par le collectif du Geai du Rousset (opposantEs au Center Parcs du Rousset en Saône et Loire) et avons retrouvé, entre autres, les copains du Collectif Jurassien d’OpposantEs à Center Parcs.

Programme chargé: projection d’un reportage sur Roybon, actualités des différentes luttes contre Center Parcs, discussions en groupe pour partager expériences et idées pour la suite…

Le partage d’expériences de lutte contre les différents projets qui sont à différents stades, que ce soit dans l’organisation de manifestations, dans la communication ou dans la gestion des liens entre collectifs et associations dans les luttes était très enrichissant.

Le 21 mai, nous nous retrouvions pour la 2ème réunion à Palette Palace, à Roybon. Il a fait bon se revoir, se projeter, échanger sur nos difficultés, nos motivations, et partager notre détermination commune à lutter contre Center Parcs , non pas simplement parce que nous n’en voulons pas chez nous, mais parce que CP incarne de nombreuses aberrations du système actuel que nous dénonçons.

Good night CP

La forêt comme bien commun est un sujet qui nous tient à coeur ici, sur la zone d’occupation de Roybon.

Nous vous encourageons donc à venir, que ce soit simplement pour vous balader dans le bois, pour ramasser des fleurs d’aubépine pour faire des tisanes ou d’acacias pour les beignets (c’est la saison!), pour vous-même organiser des balades en groupe, des rendez-vous découverte des sous-bois, récolte, transformation, land-art, contes… la liste de suggestions pourrait être longue!!

Sentez-vous libres de proposer des activités sur cette zone, la réappropriation du territoire nous revient à touTEs! Nous ne sommes surtout pas maîtres des lieux, vous êtes les bienvenuEs pour former un nous commun et ré-apprendre à partager les richesses de la forêt.

A bientôt dans les bois!

Des occupantEs de la forêt

Les rencontres de la Forêt des 18,19,20 décembre : un petit retour

Publié le Mis à jour le

Ha, ça a l’air déjà loin ce weekend, et pour cause, ça fait bientôt deux moi. On a quand même envie d’en faire un petit retour.

Nous avons eu le plaisir d’accueillir dès vendredi soir des visiteureuses pour visionner quelques extraits présentant le super projet de la centrale de Gardanne, cette usine de production d’électricité à combustion massive de bois, nécessitant 700 000 hectares de bois par an, en provenances de contrées lointaines d’Europe de l’est ainsi que des parcs naturels du Luberon, des Cévennes et des Alpes dans un vaste périmètre. La réalisation du projet a du retard mais est toujours amenée à voir le jour, en se tortillant pour gommer les aberrations.

Un grand big up à la cantine vegan des copaines de Grenoble qui a assuré les repas et nous a proposé un bar sans alcool, tout le weekend.

Samedi matin donc, pendant que se préparaient le feu de joie et le repas de midi, une équipe motivée s’est occupé des troncs pour reconstruire la charpente de feu l’atelier : écorçage collectif, ce qui aurait pu duré des semaines à duré une matinée : youpi !!

Les charmants moments de portage collectifs ont clôturé la matinée. Convivial moment de restauration pour se retrouver en grand cercle, pour écouter des témoignages. Constitué de de camarades investi-e-s sur d’autres luttes, de collectifs amis, d’associations copines, de choristes, de voisin-e-s, de curieu-se-s, de lutin-e-s de la forêt, de copaines et de revenant-e-s… tous ce monde réuni, nous étions au moins 10000 ! 9000 selon la police.

On a revécu cette année à travers les regards d’un voisin, d’un copain qui a passé du temps sur l’occupation, et d’habitant-e-s. Des rires, des pleurs, des critiques, et du partage autour des questions du vivre ensemble et du sexisme notamment. Puis, par petits groupes et regards croisés, nous avons abordé les questions de l’occupation, pourquoi, comment ? la vie quotidienne, la communication, le lien avec les villages alentours… bilans et perspectives.
Fin d’aprèm, après une pause, on s’est de nouveau rassemblé et partagé dans un premier temps sur notre lien à la forêt, ce que cet espace représente pour nous depuis notre enfance, ce qu’on y vit, ce qu’on y ressent ; Puis plusieurs copaines nous ont parlé des luttes dans lesquelles ielles sont investi-e-s : Bure et les 2000 mystérieux hectares racheté par l’Andra, la ligne THT dans les Alpes, les centers parcs du jura et du doubs, les mines de Hamburgh… De quoi croiser les stratégies d’accaparement des terres des firmes et les outils pour donner de la forces aux oppositions.

Enfin, le feu de joie nous a rassemblé, après la soupe, dans le crépitement et les étincelles. Les voix chantantes se sont élevées avec les flammes. Merci aux choristes venu-e-s nombreureuses nous offrir ce chaleureux moment. Une chorale improvisée a pris le relais, chorale punk et motivée. La fête a continué, rythmée de discussions autour du feu ou de bataille de paille dans la grange.

Le lendemain matin, on a pu terminé la grosse mission de préparation de la charpente de l’atelier. En parralèle, une bonne quinzaine de personnes est allée marché dans la forêt pour une ballade botanique et pour planter une centaine d’arbre. Un autre groupe plus petit est parti pour un atelier grimpe et élagage, apprendre les gestes intelligents pour prendre soin de sages arbres.

Après le repas de midi qui a un peu trainé, on est reparti pour plusieurs heures de discussion. On a abordé l’histoire de la forêt en France, le lien des habitants à cette ressource depuis le moyen âge, les différents types d’exploitation, les usagers multiples, le fonctionnement de la filière bois. Enfin, on a essayé d’en savoir un peu plus sur ces espaces qui ont beaucoup évolué au fil des politiques économiques et territoriales du pays, l’histoire de l’onf, ainsi que les différentes approches de cultures d’entretien ou d’exploitation des espaces de forêts.

Le weekend s’est clôturé par une discussion en plus petit comité sur ce que peut générer la consommation d’alcool, sur la recherche d’une alchimie entre la culture punk et celle de la communication non violente, du féminisme, et de comment on festoie sans reproduire de shémas d’exclusion et d’oppression.

On était bien content-e-s d’avoir combiné du faire ensemble, de la discussion, de creuser un peu notre conscience de la vie des forêt. Ca fait du bien de voir des nouvelles têtes et de sentir les soutiens qui perdurent. Que retirer de ces quelques jours ? Des espaces-temps sont à inventer pour accueillir plus facilement les visiteureuses ; les forêts, c’est un vaste sujet qu’ il est important de continuer à débroussailler ; qu’il y a plein de copaines investi-e-s dans beaucoup de luttes et qu’il est vital de continuer à se rencontrer.

Merci à tout-e-s celleux qui ont permis à ce weekend d’exister, par leur investissement et-ou leur présence.

 

 

[Lyon] – Déambulation anti-aéroport « Amène ton avion » – 14h place Carnot

Publié le Mis à jour le

Collectif ZAD Lyon

Non au projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes!

Journée de mobilisation samedi 9 janvier
Déambulation Festive « Amène ton Avion ! »

Départ à 14h Place Carnot, Lyon 2ème arrondissement
aux pieds de la statue de la République

suivie d’une:
Réunion publique « Contre l’expulsion de la ZAD, Contre la reprise des travaux à NDDL, On s’organise! »
A la Maison pour tous des Rancy, 16h, 249 rue de Vendôme, Lyon 3ème

La réunion d’après manif permettra également d’organiser la mobilisation lyonnaise du 16/01, venez nombreu-x-ses!

Trouvez ci-dessous le tract d’appel ainsi que des plans pour se faire un petit avion en carton de récup’:

Ici => Texte d’appel, tract, à imprimer

là => Avion en récup

et là => 2ème modèle avion

ATTENTION, d’autres RDV très proches à venir, réservez vos dates:

13/01/2016 => RDV devant le TGI de Lyon, 17h, Casserolade (« Amène ta casserole! »), pour coïncider avec l’audience à Nantes
16/01/2016 => Mobilisation…

View original post 301 mots de plus

Communiqué du 30 novembre

Publié le Mis à jour le

Voilà plus de 3 semaines que nous n’avons pas écrit de communiqué, en vous laissant sur des nouvelles d’incendie à la Marquise…

Mais rassurez-vous : « Tout va très bien, tout va très bien! »

Depuis début novembre, il y a eu beaucoup de passage de personnes venues nous soutenir après l’incendie et nous les remercions très chaleureusement pour nous avoir apporté un soutien matériel et moral!

Nous avons perdu la plupart de notre matériel de construction dans l’incendie. Si du matériel traîne chez vous et ne sert plus ou si vous souhaitez faire un don, sachez que nous sommes à la recherche de: Visseuse, échelles, paille, brouette, plaques de bois (contreplaqué), chevrons, bâches.

Le week-end des 7 et 8 novembre a été un excellent moment de chantier collectif à Palette Palace. Il faisait très beau et très chaud. Nous avons été une vingtaine à mettre la main à la paille, à la terre, au bois, aux marteaux et aux clous, pour avancer sur l’isolation de la cabane sur fond de chorale révolutionnaire improvisée. Palette Palace est, à présent, une cabane habitée et habitable pour l’hiver!

Le week-end suivant, une copine est venue découvrir la ZAD et nous faire découvrir le documentaire « L’argent n’a pas d’odeur » qu’elle avait réalisé à Sivens.

Après cette belle période d’été indien, c’est de façon très soudaine que nous nous sommes retrouvés sous la neige! On n’entre pas en hibernation pour autant et la vie se poursuit entre chantiers d’isolation/réparation de cabanes, réparation du toit de la Marquise, ateliers confitures, pressage de pommes…

Une occupante féministe a aussi commencé à organiser régulièrement des discussions thématiques. Mercredi 25 novembre, nous nous sommes réunies en groupe non-mixte à Saboté pour une discussion sur les violences faites aux femmes. Vendredi 27, nous avons eu une discussion (mixte cette fois-ci), à la Marquise, sur « Soutenir unE survivantE  d’agression sexuelle ». La prochaine discussion (mixte et ouverte à toutEs) se tiendra le samedi 5 décembre à 13h30 à la Marquise et portera sur le consentement.

Parmi les bonnes nouvelles récentes, sachez que nous sommes en train de constituer un collectif qui s’installera à la Marquise, pour pouvoir améliorer les capacités d’accueil de la maison, pour pouvoir mieux vous recevoir et pour organiser plus d’activités (projections, discussions, ateliers sérigraphie, bricolage, construction…ce ne sont pas les idées qui manquent!).

Nous vous rappelons que vous êtes toujours les bienvenuEs pour venir nous rendre visite (vous trouverez toujours des gens à la Marquise). Il y a de la place pour dormir et de quoi préparer de bons petits plats alors n’hésitez pas à venir passer une journée, 2 jours, 3 jours, une semaine, un mois ou plus!

A bientôt dans les bois!

Communiqué du 5 novembre

Publié le Mis à jour le

Quelques nouvelles de la ZAD de Roybon, toutes fraîches, pour vous préparer un peu à ce bel hiver qui arrive, en espérant ne pas vous refroidir, au contraire!

C’est que c’est un peu du passé, maintenant, la chaleur que nous a apporté l’été et le jugement du 16 juillet dernier. 16 juillet, au tribunal administratif de Grenoble : « L’arrêté du préfet de l’Isère du 3 octobre 2014 portant autorisation au titre de la loi sur l’eau concernant le Center Parcs du domaine de la forêt de Chambarans dans la commune de Roybon est annulé ». Pierre & Vacances est donc bloqué dans l’engagement de ses travaux. Pour un temps.

Le rendu de la cour de Grenoble évoque en effet « la possibilité de remise en état de plusieurs sites de zones humides détériorées, d’une soixantaine d’hectares, situés dans la Drôme, dans le sous-bassin versant de l’Herbasse, à une trentaine de kilomètres du projet ». P&V contacte le SIABH (Syndicat Intercommunal d’Aménagement des Bords de l’Herbasse) en vue de se mettre dans les poches assez de terres de zone humide pour pouvoir faire compensation, comme le voudrait l’incorruptible justice française…

De plus, le groupe a bien fait appel, et ne s’est pas contenté de ça: ils ont aussi sollicité la cour de Lyon, pour que le rendu de la cour de Grenoble ne soit plus suspensifs et leur permette de reprendre les travaux d’ici là. La cour de Lyon leur a déjà permis à plusieurs reprises de contourner une décision de la cour de Grenoble.

En bref, ils ont bien l’intention de pouvoir continuer les travaux le plus vite possible (la coupe des arbres est possible de novembre à mars).

La lutte continue donc. L’occupation se poursuit, et la lutte juridique aussi.

Le PCSCP (Pour un Chambaran Sans Center Parcs) maintient ses recours, 6 en tout. En cours : sur la loi sur l’eau, les espèces protégées, et l’assainissement ; un nouveau lancé en octobre sur le prix de vente du terrain, pour obtenir l’annulation de la vente, parce que ce prix est beaucoup trop faible pour une commune endettée (pour info, 30 centimes le mètre carré, pas cher, ma forêt, pas cher!). Elles et ils ont aussi saisi la Cour européenne avec deux recours, loi sur l’eau et aides publiques. Y’a encore du boulot, si y’a des amatrices-amateurs !

La zone, elle, reste habitée par quelques incorruptibles et quelques passants. L’hiver s’annonce rude et il faut vite terminer et isoler les dernières cabanes. Les soutiens, cet hiver, seront les bienvenus, pour réchauffer les quelques courageuses et courageux des bois. De plus en plus d’ouverture vers la vie locale, des interventions dans des lycées, quelques concerts et projections, des liens qui se tissent au fil du temps avec les habitante-s … On est aussi allé-es voir les copains de Poligny (qui luttent contre un Center Parcs dans le Jura) : les gardien-nnes veillent.

Nous invitons à nous retrouver les 18, 19 et 20 décembre 2015, là haut dans cette bulle tropicale qui a encore quelques fuites et courants d’air… Forêt, forêts, que racontent-elles ? Pour chanter, chantiers, planter des arbres, manger des châtaignes, discuter autour de l’avenir de nos forêts, ou nous rencontrer … Affiche et détails à venir, retenez ces dates et parlez-en autour de vous !

Pas facile de militer avec des adresses mail, on a bien envie de palper vos présences !
A bientôt dans les bois !

Appel à manifester en mémoire de Rémi Fraisse et à dénoncer les violences d’État

Publié le Mis à jour le

Le 26 octobre 2014, les provocations des forces de l’ordre à l’encontre des opposants au barrage de Sivens se soldèrent par la mort de Rémi Fraisse. Le rapport d’enquête de l’Inspection générale de la gendarmerie nationale (IGGN) concluait quelques semaines plus tard qu’« en l’état des informations recueillies au cours de cette enquête, et au plan administratif […], l’IGGN ne dispose pas d’éléments permettant de caractériser une faute professionnelle ». Mais l’enquête judiciaire déterminera-t-elle la responsabilité des décideurs d’avoir autorisé l’utilisation des grenades offensives pour maintenir l’ordre de cette obsessionnelle guerre économique qu’on nous demande fanatiquement de mener contre toute raison ? Car il s’agit bien pour ceux-là de l’ordre économique actuel qu’il faut maintenir.

Le 30 juillet 2010, Nicolas Sarkozy, lors de son discours haineux de Grenoble, en appelait à une plus grande fermeté envers les délinquants « d’origine étrangère » menaçant les honnêtes travailleurs français et légitimant le recours à des mesures législatives et des moyens matériels toujours plus importants et sécuritaires envers les immigrés. Mais il fallait être bien naïf pour ne pas comprendre qu’on visait ici à durcir la répression non seulement contre le mauvais immigré qui ne s’intègre pas, mais aussi pour « liquider l’héritage de mai 68 » et la contestation, de manière plus générale.

Le 21 octobre 2010, durant la manifestation contre la réforme des retraites, les forces de l’ordre encerclaient pendant plusieurs heures la place Bellecour à Lyon puis sélectionnaient au faciès les individus ayant le droit de quitter la place ou non. C’est sous le gouvernement Hollande que les pompiers grenoblois furent traités avec mépris durant le mois de décembre 2013 alors qu’ils s’opposaient à l’augmentation du temps de travail qui leur a été imposée. Durant ce mouvement, un pompier gréviste perdit un œil à cause d’un tir de flash-ball ; le tireur et ses responsables ne furent jamais inquiétés par la justice. Il faut aussi compter la grandiloquence des moyens employés pour déloger les occupants dénonçant les Grands Projets Inutiles et Imposés (GPII) : 1200 gendarmes et policiers, 2 hélicoptères pour évacuer la ZAD de Notre Dame des Landes le 16 octobre 2012 et 500 autres le 23 novembre 2012 ; 300 gendarmes pour évacuer une vingtaine de personnes à la ZAD de Sivens le 6 mars 2015 (selon le site Le Monde.fr du 6 mars 2015). Régulièrement la force est employée de manière musclée pour évacuer certains squats comme au 51 rue des Eaux-claires à Grenoble le 30 mai 2015 et quelquefois de manière illégale comme pour l’évacuation de « Garave », le 8 août 2015 à Fontaine, près de Grenoble.

Mais c’est surtout dans le silence médiatique que la police tue régulièrement, de préférence dans les quartiers populaires. C’est là que le racisme refoulé des policiers peut se lâcher en toute légitimité puisque le gouvernement et les médias de masse y ont fabriqué l’image type du « délinquant », comme ce fût le cas pour Amadou Koumé le 6 mars 2015, Mehdi Bouhouta le 3 septembre 2015 et bien d’autres auparavant. En quatre décennies, entre 500 et 1 000 personnes auraient ainsi succombé, directement ou indirectement, des suites d’une opération de police, selon le lien : http://www.bastamag.net/Bavures-policieres-mortelles.

Les dérives à cette idéologie sécuritaire ne se sont pas fait attendre non plus. Nos élus locaux, en n’hésitant pas à réduire les divers opposants aux GPII à des « Khmers verts », « djihadistes verts » ou « minorités agissantes », ont stimulé les plus aliénés au système à s’organiser en milices agissant de façon autonome sous le regard bienveillant des forces de l’ordre. Ce fut le cas dans le cadre de l’opposition au barrage de Sivens où durant une semaine des adhérents à la FNSEA firent le siège de la ZAD et s’en prirent physiquement aux opposants au projet. De même concernant l’opposition au Center Parcs dans les Chambarans où les opposants durent faire face à des agressions physiques, des jets de cocktail molotov incendiant une construction et des véhicules et un déluge d’insultes sur les réseaux sociaux incitant à la violence et au meurtre. Dans un contexte un peu différent, cette dérive incite aussi à exprimer ses idées fascisantes comme ce fut le cas récemment lors de l’expulsion par des riverains d’une famille Rrom qui avait trouvé refuge dans une maison inhabitée de la commune de Saint Martin d’Hères.

Parce que la mort de Rémi Fraisse ne doit pas tomber dans l’oubli, parce que les forces de l’ordre ont toujours été la main armée des gouvernants quels qu’ils soient, parce que nous refusons ce monde tel qu’il se construit, nous vous appelons à venir manifester le 24 octobre 2015 à 14 h au Jardin de Ville à Grenoble. Après la manifestation : projection du film « La résistance respire » sur la lutte contre le barrage de Sivens.

Collectif grenoblois de soutien à la ZAD des Chambarans

Version à imprimer : Appel_a_la_manif_du_24_octobre_2015

 

TOUT NOTRE SOUTIEN AUX OCCUPANTS DU CENTRE AUTOGÉRÉ DE LA PISCINE DIDEROT DE ROMANS (dpt26)

Publié le

« Ce matin se tenait l’audience du procès des occupants de la P Piscine Diderot située dans le Centre de la ville de Romans sur Isère.
Renommée « Centre Autogéré de la Piscine » par le groupe d’activistes engagés, le lieu avait été abandonné par son propriétaire, la municipalité de Romans, suite à la construction à quelques kilomètres de la ville d’un nouveau centre aquatique.
Habitués au tarif abordable de ce lieu symbole de jeunesse et de proximité, les habitants de Romans sur Isère ont été nombreux depuis le début de l’occupation à passer quotidiennement soutenir l’initiative des occupants du lieu.
Pourtant, dès les premiers jours, une pression politico-policière à été exercé sur les nouveaux habitants de la piscine. Rapide, la justice qui sait dans de nombreux cas se faire attendre à immédiatement trouvée un échos dans notre belle justice indépendante.
Ouvert courant juin, le centre social autogéré a reçu début Juillet un huissier l’informant de la tenue de l’audience devant le tribunal de Valence pour le 15 Juillet dernier. L’avocat de ses derniers, maitre Costa, a obtenu un report d’audience et s’attendait à quelques mois de délais. Il n’en fut rien, l’audience s’est tenue se matin même, Mercredi 22 à 9h.
Attendu pour le 29 Juillet, le rendu de l’audience est à ce jour impossible a prévoir. Le juge en charge du dossier est connu pour sa sévérité envers les squatteurs.
Nous apportons tout notre soutien à nos amis habitants et gérants le centre social de la Piscine Diderot. Nous saluons leur volonté de mettre en oeuvre des activité participative et soulignons le respect mutuel pour les engagement dans les causes de la lutte globale.
Nous appelons toute personne désireuse de leur apporter du soutien, morale, physique ou matériel à se rendre dès à présent sur place pour proposer ou participer aux nombreuses animations organisées sur place.
Aussi, nous rappelons aux artistes peintres et autres graffeurs que les murs intérieurs de l’ancienne piscine est à leur entière disposition, parce que la vie est plus belle en couleur !!!
Rendez-vous le 29 Juillet pour un rassemblement en vue d’une éventuelle décision d’expulsion immédiate mandaté par le juge du tribunal de Valence.
Parce qu’ensemble on va plus loin : Nous sommes le peuple debout, et nous le resterons !!
LA ZAD EST PARTOUT !!
Toutes les infos sur :
https://lapiscinediderot.wordpress.com/ »

Communiqué de presse depuis la forêt habitée des Avenières

Publié le Mis à jour le

Depuis le début de la contestation du projet de Center Parcs à Roybon il n’y a aucun signe d’abandon définitif des ambitions de l’entreprise Pierre & Vacances. En conséquence, les habitants de la forêt des Avenières ne souhaitent pas déménager. Ce matin, le 9 juillet, l’huissier mandaté par Pierre et Vacances c’est déplacé sur les lieux. Il assure qu’il reviendra demain. Nous sommes nombreu.se.s domicilié.e.s dans les habitations réparties sur les parcelles de la zone du projet. Demain nous attendons que l’huissier constate l’état réel de l’occupation.

Contact : 0672735134

zad-roybon@riseup.net

11.07_CP